CPI 2015


Date : 27/01/2016

Indice de perception de la corruption 2015:
Foire aux questions

L’année 2015 a démontré qu’en oeuvrant ensemble, il est possible de gagner la bataille contre la corruption. Bien que la corruption sévisse encore dans le monde, l’indice de perception de la corruption de Transparency International a révélé qu’en 2015 le nombre de pays ayant réussi à améliorer leur score a été plus élevé que celui des pays où il a baissé.


Dans l’ensemble, deux tiers des 168 pays évalués pour l’indice 2015 obtiennent une note inférieure à 50, sur une échelle allant de 0 (perçu comme fortement corrompu) à 100 (perçu comme très peu corrompu).
Pourtant, dans des pays tels que le Guatemala, le Sri Lanka et le Ghana, les citoyens militant au sein de groupes et de manière individuelle ont lutté pour chasser les personnes corrompues, envoyant ainsi un message fort qui devrait encourager les autres à prendre des mesures décisives en 2016.
« La corruption peut être éliminée si nous oeuvrons tous ensemble. Pour éradiquer les abus de pouvoir et les pots-de-vin et faire la lumière sur les accords secrets, les citoyens doivent, ensemble, dire à leurs gouvernements que cela suffit.
« L’indice de perception de la corruption 2015 montre clairement que la corruption demeure un fléau partout dans le monde. Cependant, 2015 a également été une année où les citoyens sont encore une fois descendus dans la rue pour protester contre la corruption. Les populations à travers le monde ont envoyé un signal fort à leurs dirigeants, à savoir qu’il est grand temps de s’attaquer à la grande corruption », a déclaré José Ugaz, président de Transparency International.
La grande corruption est l’abus de pouvoir à un haut niveau qui profite à quelques-uns au détriment de la majorité et qui cause un préjudice grave à de nombreux particuliers et à la société. Elle reste souvent impunie.


Cette année, Transparency International appelle chaque personne à agir en votant sur unmaskthecorrupt.org. Nous voulons connaître les cas précis qui, aux yeux du grand public, méritent qu’un message soit envoyé de toute urgence indiquant que nous allons nous engager contre la grande corruption.
Le Brésil est le pays qui a enregistré la plus forte baisse dans le classement de l’indice : il a chuté de 5 points et de 7 places et occupe à présent la 76e place. Suite aux révélations successives sur le scandale de Petrobras, le peuple brésilien est descendu dans la rue en 2015, et le début de la procédure judiciaire pourrait permettre au Brésil de mettre fin à la corruption.


Des succès en termes de lutte contre la corruption peuvent être consultés sur notre site Internet ici concernant la Mongolie, ici concernant le Guatemala et ici concernant les lanceurs d’alerte. Le site fait également état des exemples issus de notre réseau composé de plus de 100 sections.

Les résultats

L’indice porte sur les perceptions de corruption dans le secteur public dans 168 pays.
Le Danemark occupe la première place pour la deuxième année consécutive, la Corée du Nord et la Somalie étant dernières avec 8 points chacune.
Les pays en tête de classement partagent des caractéristiques clés : des niveaux élevés de liberté de la presse ; un accès aux informations budgétaires permettant au public de savoir d’où vient l’argent et comment il est dépensé ; des niveaux élevés d’intégrité parmi les personnes au pouvoir ; et des systèmes judiciaires qui ne font pas de distinction entre les riches et les pauvres, et qui sont véritablement indépendants des autres organes de l'État.
Outre le conflit et la guerre, une mauvaise gouvernance, la faiblesse des institutions publiques telles que la police et le système judiciaire, et un manque d’indépendance dans les médias caractérisent les pays les moins bien classés.


La liste des pays ayant enregistré les plus fortes baisses au cours des quatre dernières années comprend la Libye, l’Australie, le Brésil, l’Espagne et la Turquie. Parmi les pays ayant enregistré les plus fortes hausses figurent la Grèce, le Sénégal, et le Royaume-Uni. L’indice de perception de la corruption est élaboré à partir de l’opinion d’experts sur la corruption dans le secteur public. Les pays obtenant une note élevée disposent souvent d’une administration transparente permettant aux citoyens de demander des comptes à leurs responsables. À l’inverse, une mauvaise note est le signe d’un recours systématique à des pots-de-vin, de l’absence de sanctions en cas de corruption et d’une inadéquation entre les prestations de l’administration et les besoins de la population.

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