TRAC : Transparency in corporate reporting : assessing 10 listed Belgian companies Bekijk het volledige rapport Transparency in corporate reporting: as

Consultez ici le rapport intégral Transparency in corporate reporting: assessing 10 listed Belgian companies de Transparency International Belgium.

Consultez ici le rapport intégral Transparency in corporate reporting: assessing the worlds largest companies de Transparency International.

TRANSPARENCY INTERNATIONAL BELGIUM

Communiqué de presse du 12 décembre 2012

Une étude de Transparency International Belgium montre que les plus grandes entreprises du pays doivent faire preuve de plus de transparence

Elles ont toutes des efforts à fournir, mais à des degrés divers. Certaines des 10 plus grandes entreprises belges ont mis en place et rendent public un paquet de mesures anti-corruption significatives, d'autres pas. Aucune n'informe sur les impôts versés aux gouvernements des pays où elles opèrent.

Bruxelles, 12 décembre 2012 – Les plus grandes entreprises belges cotées en bourse publient plus d'informations que par le passé sur leurs programmes anti-corruption mais devraient encore accroître la transparence sur leurs opérations, selon une nouvelle étude par Transparency International Belgium.

Le rapport, intitulé Transparence dans les rapports d'activités d'entreprises : Évaluation de 10 entreprises belges cotées évalue les plus importantes sociétés cotées en bourse sur la base de leur engagement public en faveur de la transparence.

« Alors que l'on cherche à se relever de la crise économique, davantage de chefs d'entreprise belges doivent s'engager contre la corruption », déclare la présidente de Transparency International, Chantal Hébette.

Les notes obtenues par les entreprises vont de 0 à 10, 0 indiquant le plus faible degré de transparence et 10 le plus élevé. Ces notes se basent sur la mise à disposition publique d'informations concernant les systèmes anti-corruption, la transparence des informations concernant leur structure, et la quantité d'informations financières fournie pour chacun des pays dans lesquels ces entreprises opèrent. Cette étude propre à la Belgique reprend la méthodologie déjà appliquée par Transparency International aux 105 plus grandes multinationales dans le monde.

La transparence moyenne de ces 10 entreprises belges est faible (note moyenne de 4,7 sur 10) comme l'est d'ailleurs celle des 105 plus grandes multinationales dans le monde (4,8). Mais les grandes entreprises belges les plus transparentes, KBC (6,4) et Solvay (6,1), le sont toutefois moins que Statoil - Norvège (8,3) ou Rio Tinto - Australie/UK (7,2) qui affichent les meilleurs scores mondiaux. Les scores de ces entreprises belges correspondent à ceux d'entreprises classées 13e et 23e dans le ranking des 105 plus grandes multinationales.

Ainsi, KBC Group publie de très bonnes informations sur ses programmes anti-corruption et sur ses filiales, mais n'informe pas sur les impôts qu'elle verse et les revenus qu'elle génère dans les pays où elle opère.

L'étude montre que la transparence des informations publiques fournies par certaines entreprises belges laisse fortement à désirer, alors que l'opacité des structures a joué un rôle déterminant dans les récentes crises financières. Mais elle montre aussi que d'autres entreprises belges ont consenti des efforts pour pallier le manque de transparence. Les mesures anti-corruption mises en place et rendues publiques par les 10 plus grandes entreprises belges varient dès lors très fortement (sur une échelle allant de 6,4 à 2,4) : KBC Group et Solvay sont suivies par Delhaize, Belgacom, UCB, Colruyt et Umicore ; AB Inbev, D'Ieteren et Dexia ferment la marche.

Si on se concentre sur l'information qu'elles fournissent à propos de leurs programmes anti-corruption, c'est Umicore qui prend la 2e place du classement avec KBC en tête. Le niveau d'information à propos de ces programmes varie très fortement (d'un score de 9 à un score de 1 sur 10), mais on observe néanmoins des attitudes communes à ces entreprises : 8 sur 10 font état de codes de conduite qui s'appliquent à tous les employés quelle que soit leur position hiérarchique, mais dans presque toutes les entreprises aussi des dispositions importantes font défaut : une seule déclare interdire le financement de campagnes politiques, et deux déclarent interdire les 'paiements de facilitation' ou petits pots de vin destinés à débloquer des opérations de routine.

Les informations publiques sur les filiales, joint-ventures et autres participations des entreprises sont incomplètes. 6 des 10 entreprises, soit Belgacom, Colruyt, Delhaize, KBC, Solvay et UCB communiquent la liste complète de leurs filiales à 100%.

Et comme les 105 plus grandes multinationales, les 10 entreprises belges communiquent peu ou pas de données financières qui permettraient de savoir dans quelle mesure les opérations menées dans des pays en développement profitent aux gouvernements locaux. Il est difficile d'identifier où les entreprises font des profits, paient des impôts ou financent des campagnes politiques. L'étude montre qu'aucune des 10 entreprises n'informe le public sur les revenus provenant des pays où leurs filiales sont enregistrées, ni sur les impôts qui sont versés aux gouvernements de ces pays.

L'expérience montre que l'obligation de publier des informations encourage les entreprises à mettre en place des systèmes de gestion solides soutenant la publication des données. Cette enquête même a déjà porté des fruits.

Transparency International appelle toutes les entreprises à lutter contre la corruption en publiant plus d'informations sur leurs mesures anti-corruption et en faisant connaître au public leur mode d'organisation ainsi que la manière dont elles font circuler des capitaux dans les pays où elles opèrent. Il est essentiel que les citoyens disposent de ces informations afin de connaître les sommes qui vont vers les budgets publics.

Les pouvoirs publics belges doivent faire de la transparence une obligation pour toutes les entreprises qui sollicitent des subventions à l'exportation ou qui concourent à des marchés publics. Les investisseurs doivent réclamer plus de transparence dans la publication d'informations par les entreprises, afin de garantir à la fois une croissance éthique et durable des activités et une gestion saine des risques.

Transparency International Belgium est la section belge de la principale organisation de la société civile qui se consacre à la lutte contre la corruption.

Contact presse :

info@ transparencybelgium.be

Caroline van den Buijs : 02/509 00 31

Chantal Hébette : 0477/42 31 12